The Hessian Aquamarine Tiara

Pour fêter le 150e article du blog, rien de mieux qu’un diadème avec des aigues-marines.

Rappel des autres diadèmes aux aigues-marines déjà vus sur le blog :

  1. Queen Ena’s Aquamarine Tiara
  2. The Brazilian Aquamarine Tiara
  3. The Five Aquamarine Tiara
  4. The Luxembourg Aquamarine Bandeau
  5. Empress Alexandra Feodorovna’s Aquamarine Tiara
  6. Princess Madeleine of Sweden’s Aquamarine Bandeau
  7. The Swedish Aquamarine Kokoshnik

Eh oui… Notre blog créé il y a un peu moins de quinze mois prend de l’âge ! Voici donc le diadème du jour.

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Le diadème d’aigues-marines et diamants de la grande-duchesse Elisabeth

Ce ravissant diadème feuillagé, aux motifs de nœuds de rubans et de guirlandes, évoquant le style très rococo du XVIIIe siècle, a sans doute été créé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le haut du diadème est entouré de cinq grosses aigues-marines en forme de poires, serties de diamants. La provenance de ce somptueux bijou n’est pas très bien connue. On sait cependant que sa première propriétaire connue est la grande-duchesse Elisabeth de Russie (1864-1918), née princesse de Hesse-Darmstadt. Elle épousa en 1884 son cousin, le grand-duc Sergueï Alexandrovitch (1857-1905) de Russie, oncle du tsar Nicolas II.

Le diadème d’aigues marines comportait également un collier créé par Fabergé, mesurant 35,5 cm et montrant neuf aigues-marines serties de diamants alternant avec des nœuds de diamants, et un bracelet, long de 17,5 cm et figurant également des aigues-marines, mais alternant cette fois avec des sortes de trèfles à quatre feuilles. Des boucles d’oreilles créées par Koch complétèrent plus tard la parure.

The Hessian Aquamarine Parure 2

Le collier et le bracelet sont visibles sur cette photo. Attention, les aigues-marines ont certainement été artificiellement recolorées.

Quand ce diadème lui fut-il donné exactement ? Et par qui ? On l’ignore. C’est peut-être un cadeau de mariage de ses parents, de sa belle-famille ou de son époux ? Peut-être de son frère, le grand-duc Ernst-Ludwig de Hesse-Darmstadt (1868-1937). Ou serait-ce encore un cadeau plus tardif. La question demeure. Toujours est-il qu’en 1905, le mari d’Ella, comme la grande-duchesse était surnommée, meurt. Après ce décès, Ella vend une partie de ses joyaux, en lègue une partie des autres à sa famille et rend au Trésor impérial ceux qui en provenaient. Avec l’argent, elle fonde un couvent de religieuses orthodoxes dont elle devient la supérieure, après avoir prononcé ses vœux en 1910. Elle sera assassinée par les Bolcheviks en 1918.

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1892 : la grande-duchesse Elisabeth par Friedrich August von Kaulbach

On sait que la parure est passée au moment du partage des bijoux par Ella à son frère, le grand-duc Ernst-Ludwig. A ma connaissance, on ne vit pas les bijoux sur l’épouse de celui-ci (sa seconde épouse, née Eleonore de Solms-Hohensolms-Lich) mais on sait que la parure fut léguée au prince Ludwig de Hesse-Darmstadt (1908-1968) dont l’épouse, Margaret, ne l’arbora pas non plus. Par contre, autre retournement, le prince Ludwig, qui n’avait pas d’enfant, offrit la parure en cadeau de mariage à sa cousine, la princesse Dorothea de Hesse-Cassel, lors de son mariage avec le prince Friedrich Karl zu Windisch-Grätz le 1er avril 1959.

Le grand-duc Ernst-Ludwig et le grand-duc héritier Ludwig de Hesse-Darmstadt, respectivement vers 1905 et dans les années 1920, ont possédé la parure d’aigues-marines

Et là, coup de théâtre, c’est sur la princesse Dorothea (nièce directe du duc d’Edimbourg car fille de sa sœur Sophie) que l’on vit pour la première fois la parure portée ! Tout d’abord elle arbora le collier et le bracelet dans les années 1960, à un événement inconnu de moi actuellement :

Années 1960s : Avec sa grand-mère, la princesse André de Grèce et de Danemark & Aux côtés de son époux

Contrairement à ce qui est affirmé sur tous les sites et blogs qui évoquent ce diadème, il a été porté, et c’est au mariage du prince Juan-Carlos des Asturies et de la princesse Sofia de Grèce, sa cousine, qu’on le vit arboré pour la première fois (je continue à chercher, je pense qu’elle l’a également porté lors du mariage du roi Constantin de Grèce et de la princesse Anne-Marie de Danemark) :

Gala précédant le mariage de Juan Carlos & Sofia. A droite, Dorothea est la troisième dame, au fond. (Copyright photos : ManueSevilla de dinastías.forogratis.es)

Par la suite, le diadème ne fut plus vu jusqu’à ce que la princesse Dorothea le vendît aux enchères chez Sotheby’s le 10 octobre 1996, hélas. Mais un an plus tard, le diadème ou sa copie apparut lors du défilé de printemps d’Atelier Versace :

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1997 : le diadème porté par un mannequin d’Atelier Versace

Depuis, plus de nouvelles du diadème qui se trouve entre les mains d’un collectionneur inconnu. On sait que des copies ont été toutefois réalisées, car l’une d’elles a été vue lors d’une exposition à la Hofburg d’Innsbruck à Pâques 2016.

Espérons que nous reverrons la parure un jour…

Réalisation du diadème : Sans doute dans la seconde moitié du XIXe siècle

Joaillier : Fabergé a été évoqué. Sans certitude.

Statut actuel : Inconnu.

L’ont porté : La princesse Dorothea zu Windisch-Grätz, un mannequin d’Atelier Versace

Apparitions identifiées du diadème :

  1. Mai 1962 : Gala précédant le mariage du prince Juan Carlos des Asturies et de la princesse Sophia de Grèce et de Danemark (Princesse Dorothea zu Windisch-Grätz)
  2. Printemps 1997 : Défilé de printemps d’Atelier Versace (Un mannequin d’Atelier Versace)

 

The Rosenborg Kokoshnik Tiara

Me revoilà, un peu tard, pour ce premier article de l’année 2017. Meilleurs vœux à tous mes lecteurs, que cette année nous apporte beaucoup beaucoup de tiara events ! Comme vous l’avez peut-être remarqué également, le premier anniversaire de votre blog préféré est également passé il y a une dizaine de jours… Aujourd’hui, nous allons voir un kokoshnik danois, qui n’est pas sans évoquer celui possédé par les Milford-Haven.

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Le kokoshnik appartenant à une branche cadette de la famille royale danoise

Il s’agit d’un diadème très fin et très aéré, créé dans les années 1930 par un joaillier danois, Aage Dragsted. La commande lui fut passée par le prince Viggo de Danemark (1893-1970), titré comte de Rosenborg après un mariage morganatique avec l’Américaine Eleanor Green (1895-1966). Pour vous re-situer un peu chez la famille royale danoise, le prince Viggo était le petit-fils du roi Christian IX de Danemark, et la reine Margrethe II est son arrière-arrière-petite-fille. Donc, le prince Viggo passa commande d’un diadème pour sa femme. Ce diadème est monté en platine et or 18 carats, et présente des motifs de rubans, de nœuds, de feuilles et de fleurs en diamants, grenats (et non, comme on l’a longtemps cru, rubis) et perles naturelles et de culture.

Détails du diadème

A noter que la rivière de diamants qui surplombe le kokoshnik est amovible et peut donc être arborée séparément même si, à ma connaissance, on n’a jamais vu le diadème porté sans la rivière :

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La rivière de diamants pouvant se porter séparément

Eleanor, dite « princesse Viggo » par abus, a porté son diadème a de nombreuses reprises, pour la première fois (en tout cas à ma connaissance) au bal précédant le mariage de la princesse Ingrid de Suède avec le prince héritier de Danemark ou à d’autres occasions. La voici ci-dessous (si quelqu’un peut identifier l’occasion où a été prise cette photo…) :

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Au mariage d’une des princesses du Danemark ou du prince héritier de Norvège

Le prince et la « princesse » Viggo de Danemark n’eurent pas d’enfants, et le diadème passa donc au frère du prince Viggo, Axel (1888-1964) qui avait épousé  en 1919 la princesse Margaretha de Suède (1899-1977), sœur de la princesse héritière Märtha de Norvège (voir ici et ici, par exemple) et de la reine Astrid des Belges (voir , et pour ses diadèmes). Margaretha ne porta jamais le diadème. Par contre, il passa à son fils, le prince (puis comte de Rosenborg suite à son mariage morganatique) Flemming de Danemark (1922-2002), époux de Ruth Nielsen (1924-2010). Ruth porta plusieurs diadèmes tout au long de sa vie, dont le kokoshnik à plusieurs reprises :

La comtesse Ruth en 1987, 1991, 2000 et 2001

Pouvez-vous identifier ces autres occasions où le diadème apparut aussi porté par la comtesse Ruth ?

 (Copyright 3e photo en portant de la gauche : Stig)

A la mort de la comtesse, en 2010, le diadème fut légué à un de ses quatre enfants qui le mit en vente en 2012 tout d’abord chez Bukowski – oui, celui qui a vendu un diadème dont nous avons parlé il y a peu – avec une estimation comprise entre 1 400 000 et 1 600 000 SEK (couronnes suédoises), soit entre 149 253 et 170 575 €. Le diadème ne fut pas vendu. Deux ans plus tard, le 13 mai 2014,le kokoshnik fut de nouveau présenté en vente aux enchères, cette fois chez Sotheby’s, avec une estimation comprise entre 55 000 et 90 000 francs suisses (entre 51 335 et 84 003 €), soit très nettement inférieure. Le diadème fut vendu…

Joaillier : Aage Dragsted

Statut actuel : Possesseur inconnu

L’ont porté : La comtesse Eleanor de Rosenborg, la comtesse Ruth de Rosenborg

Apparitions  du diadème :

  1. Mai 1935 : Bal précédant le mariage du prince héritier Frederik de Danemark et de la princesse Ingrid de Suède (Comtesse Eleanor de Rosenborg)
  2. 21 février 1987 : Cinquante ans du prince héritier Harald de Norvège (Comtesse Ruth de Rosenborg)
  3. 19 juillet 1991 : Bal donné pour les 18 ans du prince héritier Haakon de Norvège (Comtesse Ruth de Rosenborg)
  4. 15 avril 2000 : Représentation de gala en l’honneur des 60 ans de la reine Margrethe II de Danemark
  5. 25 août 2001 : Mariage du prince héritier Haakon de Norvège et de Mette-Marit Tjessem Høiby
  6. 24 mai 2002 : Mariage d’Ari Behn et de la princesse Märtha-Louise de Norvège
  7. 24 février 2007 : 70 ans du roi Harald de Norvège

Queen Géraldine of Albania’s Diamond Tiara

Nous n’avons pas encore évoqué ici de diadème de la famille royale albanaise. La monarchie fut brève, en effet, en Albanie. Il n’y eut que deux rois et souvent, le premier est complètement ignoré. Du 21 février au 3 septembre 1914, un prince de la maison allemande de Wied régna brièvement sur l’Albanie sous le nom de Vilhelm Vidi (1876-1945). La monarchie fut à nouveau établie par le roi Zog Ier (1895-1961). Cette fois-ci, le règne du second et dernier roi d’Albanie dura un peu plus de dix ans, de 1928 à 1939, mais encore une fois, une guerre mondiale fut fatale à la monarchie albanaise. En tout, cas, en 1938, il y eut une reine en Albanie qui reçut le surnom de la « Rose blanche de Hongrie ». Ce surnom rendait hommage à la beauté merveilleuse et légendaire de la comtesse Géraldine Apponyi de Nagy-Appony (1915-2002). Le roi Zog couvrit la reine de bijoux et en premier lieu, il lui offrit un diadème de diamants.

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Le diadème de la reine Géraldine d’Albanie

Le diadème a été réalisé en 1938 par Marianne Ostier pour la maison Oesterreicher, de Vienne. On est ici en présence d’un diadème classique à motif floral : ce sont des fleurs sauvages symbolisant l’Albanie. Jusque-là, rien de très original, penserez-vous, mes chers lecteurs… Mais avez-vous déjà vu une chèvre sur un diadème ? Surprenant, n’est-ce pas ? En réalité, cette chèvre est l’emblème du héros national albanais Gjergj Kastriot Skanderberg (1405-1468), résistant à l’envahisseur ottoman.

Marianne Ostier, qui a réalisé le diadème, a expliqué sa création : il s’agit d’un diadème offert en cadeau de noces à la reine Géraldine. « Géraldine était une comtesse de religion catholique romaine fiancée à un roi musulman. Une couronne royale porte habituellement un symbole de la foi du monarque, des motifs religieux ornementaux… Mon problème était d’établir un motif royal qui ne fût pas religieux. Je l’ai trouvé sur le casque des rois d’Albanie. Elle porte la tête stylisée d’une chèvre des montagnes, qui hante les sommets enneigés des merveilleuses montagnes albanaises. [J’ai donc réalisé] une tête sculpté de la chèvre incrustée de diamants et placée au centre du diadème ; celle-ci [la chèvre] regardait en bas vers un parterre de roses blanches de diamants, de feuilles façonnes de baguettes de diamants : une couronne décorative et unique pour une reine décorative et unique ».

La reine Géraldine parée de son diadème (occasion non identifiée…)

La reine Géraldine n’eut sans doute pas l’occasion de porter son diadème. Si je possède dans mes archives plusieurs photos de la reine prises lors de différentes occasions (comme les deux photos ci-dessus, prises lors d’un même événement) non-identifiées, je ne suis actuellement capable d’identifier avec certitude que deux événements liés aux dix ans de la monarchie albanaise, en septembre 1938.

30 septembre 1938 : dix ans de la monarchie albanaise

 Mais quelques mois après les dix ans de la monarchie albanaise, le règne du roi Zog et de la « Rose blanche de Hongrie » devait s’achever par l’invasion de l’Albanie. Le roi et la reine fuirent en exil. Dans les années qui suivirent, ils aidèrent la diaspora albanaise par tous les moyens. En 1959, une vente de bijoux de la famille royale albanaise fut organisée. Parmi les bijoux vendus figurait notre diadème. On le revit une fois porté, cependant. En effet, fut-ce à cette vente ou lors d’une autre, je l’ignore, mais en 1966, l’épouse d’Elmer Holmes Bobst (1884-1978), célèbre pharmacologue et philanthrope américain, le porta lors d’une réception en l’honneur de son mari à la Maison-Blanche en 1966. Elle possédait plusieurs autres bijoux réalisés par Marianne Ostier.

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1966 : Mamdouha As-Sayyid, épouse d’Elmer Holmes Bobst à la Maison-Blanche

Depuis, on n’a plus vu le diadème porté… Début 2016, il a refait surface, présenté aux enchères par Sotheby’s. Cela nous a valu quelques très belles vidéos et photos du diadème sous toutes les coutures :

Détails du diadème

On ignore qui a acheté le diadème. L’immense – et merveilleuse – surprise serait que l’acheteur fût le prince héritier Léka d’Albanie qui se marie samedi prochain, le 8 octobre 2016, avec Elia Zaharia. On sait que la future princesse héritière d’Albanie portera des bijoux provenant des reines Géraldine et Susan… Mais il s’agit plus probablement d’un autre diadème dont nous parlerons un de ces jours…

Réalisation du diadème : 1938

Joaillier : Marianne Ostier pour la maison viennoise Oesterreicher

Statut actuel : Inconnu

L’ont porté : La reine Géraldine d’Albanie, Mrs. Mamdouha Holmes Bobst

Apparitions identifiées du diadème :

  1. 30 septembre 1938 : Festivités des dix ans de la monarchie albanaise (Reine Géraldine d’Albanie)
  2. Septembre 1938 : Festivités des dix ans de la monarchie albanaise (Reine Géraldine d’Albanie)
  3. 1966 : Réception à la Maison-Blanche en l’honneur de Mr. Elmer Holmes Bobst (Mrs. Mamdouha Holmes Bobst)

Empress Alexandra Feodorovna’s Aquamarine Tiara

La dernière tsarine, Alexandra Feodorovna (1872-1918) possédait au moins deux diadèmes avec des aigues-marines et peut-être plus. On croit que notre diadème du jour lui appartenait, mais on n’en a pas la certitude, car nul tableau, nulle photo ne viennent étayer cette supposition.

Empress Alexandra Feodorovna's Aquamarine Tiara 1

Diadème d’aigues-marines supposé avoir appartenu à l’impératrice Alexandra Feodorovna

Ce diadème d’aigues-marines, en forme de kokoshnik, mais différent du diadème suédois, a été créé au tournant du XXe siècle. Il figure des arches de diamants encadrant seize aigues-marines rectangulaires, le tout serti en platine. Un collier-miroir (c’est-à-dire qui reprend exactement le même motif que le diadème) et une paire de boucles d’oreilles complètent la parure.

Empress Alexandra Feodorovna's Aquamarine Parure 1

La parure complète est visible ici, avec en plus une broche de Fabergé que le tsarévitch Nicolas offrit à la future tsarine lors de leurs fiançailles (Copyright : Royal Magazin)

Après l’emprisonnement des tsars et leur assassinat, une grande partie des bijoux formant le trésor Romanov furent vendus. Parmi ces bijoux, notre diadème qui fut vendu à Paris :

Empress Alexandra Feodorovna's Aquamarine Tiara 2

La légende mentionne : « De la collection apportée à Paris dans une sacoche de voyage en cuir par des membres accrédités du gouvernement soviétique, et qui y fut vendue : un diadème de diamants et aigues-marines

Depuis, le diadème est réapparu plusieurs fois aux enchères au cours des XXe et XXIe siècles : on sait que le diadème fut acheté par Wartski dans les années 1920, que la parure fut vendue chez Sotheby’s dans les années 1980, puis en 2014, que le diadème réapparut chez Christie’s, étiqueté comme étant la « propriété d’une noble famille européenne ». J’ignore par qui il a été racheté, mais pourquoi ne le verrions pas un jour sur la charmante tête d’une jolie mariée ?

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Le diadème dans son écrin

Réalisation du diadème : vers 1900

Joaillier : Inconnu

Statut actuel : Inconnu

L’ont porté : Peut-être l’impératrice Alexandra Feodorovna de Russie