The Greek Ruby Olive Wreath Tiara

Le diadème du jour est le premier d’une série de diadèmes grecs que nous allons voir au cours des semaines suivantes. Il est passé au travers des déboires de la famille royale grecque après la chute de la monarchie, et se trouve encore entre les mains de la reine Anne-Marie de Grèce. C’est l’un des deux diadèmes uniquement portés par les reines de Grèce depuis quelques décennies. Mais voici une photo du diadème…

The Greek Ruby Olive Wreath Tiara 1

Le diadème grec de rubis

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un diadème en diamants et rubis dits « sang-de-pigeon », une nuance de rouge extrêmement rare et chère, teintée d’une pointe de bleu. Il est en forme de guirlande de feuilles d’oliviers de diamants et d’olives ou de baies de rubis, une allusion évidente aux oliviers grecs. Il fait partie d’une parure comprenant à l’origine un diadème, un grand collier et deux broches, datant peut-être du début du XXe siècle et réalisée par un joaillier inconnu. Continuer à lire … « The Greek Ruby Olive Wreath Tiara »

Publicités

The Hessian Aquamarine Tiara

Pour fêter le 150e article du blog, rien de mieux qu’un diadème avec des aigues-marines.

Rappel des autres diadèmes aux aigues-marines déjà vus sur le blog :

  1. Queen Ena’s Aquamarine Tiara
  2. The Brazilian Aquamarine Tiara
  3. The Five Aquamarine Tiara
  4. The Luxembourg Aquamarine Bandeau
  5. Empress Alexandra Feodorovna’s Aquamarine Tiara
  6. Princess Madeleine of Sweden’s Aquamarine Bandeau
  7. The Swedish Aquamarine Kokoshnik

Eh oui… Notre blog créé il y a un peu moins de quinze mois prend de l’âge ! Voici donc le diadème du jour.

The Hessian Aquamarine Tiara 1.jpg

Le diadème d’aigues-marines et diamants de la grande-duchesse Elisabeth

Ce ravissant diadème feuillagé, aux motifs de nœuds de rubans et de guirlandes, évoquant le style très rococo du XVIIIe siècle, a sans doute été créé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le haut du diadème est entouré de cinq grosses aigues-marines en forme de poires, serties de diamants. La provenance de ce somptueux bijou n’est pas très bien connue. On sait cependant que sa première propriétaire connue est la grande-duchesse Elisabeth de Russie (1864-1918), née princesse de Hesse-Darmstadt. Elle épousa en 1884 son cousin, le grand-duc Sergueï Alexandrovitch (1857-1905) de Russie, oncle du tsar Nicolas II.

Le diadème d’aigues marines comportait également un collier créé par Fabergé, mesurant 35,5 cm et montrant neuf aigues-marines serties de diamants alternant avec des nœuds de diamants, et un bracelet, long de 17,5 cm et figurant également des aigues-marines, mais alternant cette fois avec des sortes de trèfles à quatre feuilles. Des boucles d’oreilles créées par Koch complétèrent plus tard la parure.

The Hessian Aquamarine Parure 2

Le collier et le bracelet sont visibles sur cette photo. Attention, les aigues-marines ont certainement été artificiellement recolorées.

Quand ce diadème lui fut-il donné exactement ? Et par qui ? On l’ignore. C’est peut-être un cadeau de mariage de ses parents, de sa belle-famille ou de son époux ? Peut-être de son frère, le grand-duc Ernst-Ludwig de Hesse-Darmstadt (1868-1937). Ou serait-ce encore un cadeau plus tardif. La question demeure. Toujours est-il qu’en 1905, le mari d’Ella, comme la grande-duchesse était surnommée, meurt. Après ce décès, Ella vend une partie de ses joyaux, en lègue une partie des autres à sa famille et rend au Trésor impérial ceux qui en provenaient. Avec l’argent, elle fonde un couvent de religieuses orthodoxes dont elle devient la supérieure, après avoir prononcé ses vœux en 1910. Elle sera assassinée par les Bolcheviks en 1918.

1892 GD Ella by by Friedrich August von Kaulbach 1

1892 : la grande-duchesse Elisabeth par Friedrich August von Kaulbach

On sait que la parure est passée au moment du partage des bijoux par Ella à son frère, le grand-duc Ernst-Ludwig. A ma connaissance, on ne vit pas les bijoux sur l’épouse de celui-ci (sa seconde épouse, née Eleonore de Solms-Hohensolms-Lich) mais on sait que la parure fut léguée au prince Ludwig de Hesse-Darmstadt (1908-1968) dont l’épouse, Margaret, ne l’arbora pas non plus. Par contre, autre retournement, le prince Ludwig, qui n’avait pas d’enfant, offrit la parure en cadeau de mariage à sa cousine, la princesse Dorothea de Hesse-Cassel, lors de son mariage avec le prince Friedrich Karl zu Windisch-Grätz le 1er avril 1959.

Le grand-duc Ernst-Ludwig et le grand-duc héritier Ludwig de Hesse-Darmstadt, respectivement vers 1905 et dans les années 1920, ont possédé la parure d’aigues-marines

Et là, coup de théâtre, c’est sur la princesse Dorothea (nièce directe du duc d’Edimbourg car fille de sa sœur Sophie) que l’on vit pour la première fois la parure portée ! Tout d’abord elle arbora le collier et le bracelet dans les années 1960, à un événement inconnu de moi actuellement :

Années 1960s : Avec sa grand-mère, la princesse André de Grèce et de Danemark & Aux côtés de son époux

Contrairement à ce qui est affirmé sur tous les sites et blogs qui évoquent ce diadème, il a été porté, et c’est au mariage du prince Juan-Carlos des Asturies et de la princesse Sofia de Grèce, sa cousine, qu’on le vit arboré pour la première fois (je continue à chercher, je pense qu’elle l’a également porté lors du mariage du roi Constantin de Grèce et de la princesse Anne-Marie de Danemark) :

Gala précédant le mariage de Juan Carlos & Sofia. A droite, Dorothea est la troisième dame, au fond. (Copyright photos : ManueSevilla de dinastías.forogratis.es)

Par la suite, le diadème ne fut plus vu jusqu’à ce que la princesse Dorothea le vendît aux enchères chez Sotheby’s le 10 octobre 1996, hélas. Mais un an plus tard, le diadème ou sa copie apparut lors du défilé de printemps d’Atelier Versace :

1997 Atelier Versace Spring Show 1

1997 : le diadème porté par un mannequin d’Atelier Versace

Depuis, plus de nouvelles du diadème qui se trouve entre les mains d’un collectionneur inconnu. On sait que des copies ont été toutefois réalisées, car l’une d’elles a été vue lors d’une exposition à la Hofburg d’Innsbruck à Pâques 2016.

Espérons que nous reverrons la parure un jour…

Réalisation du diadème : Sans doute dans la seconde moitié du XIXe siècle

Joaillier : Fabergé a été évoqué. Sans certitude.

Statut actuel : Inconnu.

L’ont porté : La princesse Dorothea zu Windisch-Grätz, un mannequin d’Atelier Versace

Apparitions identifiées du diadème :

  1. Mai 1962 : Gala précédant le mariage du prince Juan Carlos des Asturies et de la princesse Sophia de Grèce et de Danemark (Princesse Dorothea zu Windisch-Grätz)
  2. Printemps 1997 : Défilé de printemps d’Atelier Versace (Un mannequin d’Atelier Versace)